Aperçu du milieu

  • Les médias

Au Québec, la FPJQ dénombre environ un millier de médias d’information écrits et électroniques.

  • Quotidiens

Les quotidiens sont au nombre de 14, dont deux sont anglophones. Ils appartiennent presque tous à d’importants groupes de presse :

CanWest Global
- The Gazette (Montréal)

Gesca
- Le Droit (Ottawa)
- Le Nouvelliste (Trois-Rivières)
- La Presse (Montréal)
- Le Quotidien (Saguenay)
- Le Soleil (Québec)
- La Tribune (Sherbrooke)
- La Voix de l’est (Granby)

Quebecor
- 24 heures (Montréal) - gratuit
- Le Journal de Montréal
- Le Journal de Québec

Transcontinental
- Métro (Montréal) - gratuit

Indépendants
- Le Devoir (Montréal)
- The Record (Sherbrooke)

  • Magazines

Le nombre de magazines a explosé depuis les années 80. On en compte plus de 150 dans tous les secteurs de l’activité humaine. Il existe beaucoup de magazines indépendants mais le marché est structuré autour de trois grands groupes : Transcontinental, TVA Publications (Quebecor) et Rogers.

  • Hebdos

Les journaux hebdomadaires locaux ou régionaux sont répartis dans toutes les régions du Québec. Ils comptent un journaliste et demi en moyenne. On en compte environ 200. Quebecor en possède le quart et Transcontinental le tiers.

    • Journaux communautaires

Il y a près d’une centaine de médias écrits communautaires c’est-à-dire des journaux sans but lucratif, de propriété collective et de gestion démocratique. Leur tirage est généralement modeste.

    • Médias alternatifs

Un certain nombre de médias se définissent comme alternatifs, en presse écrite ou électronique. Un regroupement de ces médias compte environ 25 membres et revendique une implication active dans les luttes pour une société juste, solidaire, égalitaire, participative et diversifiée…

    • Radio

Il y a plus de 160 stations de radio essentiellement regroupées au sein de trois grands réseaux privés, Corus, Cogeco et Astral, et d’un réseau public, Radio-Canada. Il existe aussi une quarantaine de stations de radio communautaires sans but lucratif.

    • Télévision

Les réseaux de télévision privés francophones comptent deux grands joueurs, TVA (Quebecor) et TQS (Cogeco). Radio Nord retransmet la programmation de ces réseaux en Abitibi-Témiscamingue ainsi que la programmation de Radio-Canada. Du côté privé anglophone il y a le réseau Global de CanWest Global et CFCF de Bell Globemedia.
- TVA possède des stations à Carleton, Gatineau, Montréal, Québec, Rimouski, Saguenay, Sherbrooke et Trois-Rivières
- TQS en exploite à Gatineau, Montréal, Québec, Rivière-du-Loup, Saguenay, Sherbrooke et Trois-Rivières
- Global a des stations à Montréal, Québec et Sherbrooke

Du côté public, il y a Radio-Canada qui n’est pas une télévision d’État (à la solde du gouvernement) mais une télévision publique et CBC qui est son pendant anglophone.
Radio-Canada dispose de stations à Ottawa, Montréal, Québec, Saguenay, Sherbrooke et Trois-Rivières.

Il y a aussi une télévision publique qui relève du Québec, Télé-Québec (Montréal), dont le budget est très limité à côté de celui de Radio-Canada.

En dehors de ces grands réseaux de télévision il y a de nombreux canaux de diffusion spécialisés sur le câble et de nombreux producteurs privés qui trouvent des débouchés pour leurs productions chez les réseaux et les canaux spécialisés.

  • Les journalistes

Le recensement effectué par la FPJQ à l’été 2005 dénombre environ 4300 journalistes au total au Québec, incluant les journalistes de la FPJQ, ce qui correspond aux chiffres de l’Institut de la statistique du Québec. Il n'en reste pas moins que l’exercice du rensement est incertain compte tenu de la difficulté de cerner précisément qui est journaliste. Les chiffres qui suivent doivent donc être considérés avec prudence.

60% de tous les journalistes recensés sont des hommes et 40% des femmes. Grosso modo, on trouve parmi eux 8% de cadres, 14% de pigistes, 53% de salariés et 10% de contractuels. Pouvant travailler parfois pour plusieurs types de médias à la fois, on note que 16% oeuvrent à la radio, 27% à la télévision, 21% dans les quotidiens, 17% dans les magazines et périodiques, 10% dans les hebdos régionaux et 2% dans les agences de presse.

Dans les grands médias écrits et électroniques, les journalistes sont syndiqués à 100%. La plupart du temps, ces syndicats sont affiliés à l’une des deux grandes centrales syndicales, la Fédération nationale des communications (CSN) et le Syndicat canadien de la fonction publique. Les journalistes des médias anglophones sont syndiqués le plus souvent à la Guilde canadienne des médias.

Dans les médias plus petits, la situation est différente. Dans les magazines, par exemple, il n’existe pas de syndicats de journalistes, mais il en existe dans plusieurs hebdos. Par ailleurs des centaines de journalistes oeuvrent à la pige, en vendant leurs reportages à la pièce, dans des conditions qui sont souvent dénoncées. Considérés comme des entrepreneurs, il n’existe pour eux aucune forme de conditions minimales de travail ou de rémunération minimale.

C’est à la fin des années 60 et au début des années 70 que sont apparues les trois grandes organisations qui structurent encore aujourd’hui le monde journalistique québécois. La première à naître fut la FPJQ (association professionnelle), en 1969. Ensuite vinrent en 1973, la Fédération nationale des communications (centrale syndicale) et le Conseil de presse (tribunal déontologique tripartite).

Ces trois pôles, professionnel, syndical et déontologique, forment l’ossature du milieu. D’autres regroupements spécialisés ou régionaux ont existé, mais ils sont presque tous disparus.